le 30 janvier

 


Sainte Aldegonde, vierge, abbesse, bénédictine (630-684)

Issue d'une famille noble du Hainaut belge, elle refusa un mariage préparé par ses parents et se retira à l'abbaye de Mons. Par la suite, elle vécut dans un ermitage qui deviendra le monastère double de Maubeuge fondé par elle et dont elle fut la première abbesse. Tout un cycle familial d'hagiographie s'est développé autour d'Aldegonde et de sa soeur Waltrude, abbesse de Mons. Elle est patronne de Maubeuge où ses reliques sont conservées.


Sainte Bathilde, reine, bénédictine (en 680)

Fille anglaise, vendue comme esclave au majordome du palais de Neustrie, elle fut épousée par le roi Clovis II, en 649. Ses trois fils portèrent successivement la couronne: Clotaire III, Childéric II et Thierry III. Après la mort de son époux, elle fut huit ans régente de France, abolit l'esclavage, fonda des hôpitaux et deux abbayes, Corbie et Chelles. Au début du règne de Clotaire, elle entra à Chelles comme simple religieuse. Ses reliques furent transférées à Notre-Dame de Paris, en 833.


Sainte Hyacinthe de Mariscotti, vierge, tertiaire franciscaine (1585-1640)

Native de Viterbe, elle vit le marquis de Cassizucchi se détourner d'elle pour épouser sa soeur cadette. Hyacinthe en devint tellement désagréable, que sa famille la força à entrer au couvent des tertiaires franciscaines à Viterbe, où elle fit scandale par son ignorance et ses transgressions de la règle. Après vingt ans de hauts et de bas, elle s'adonna à une vie d'humilité héroïque, de prière, de patience et de pénitence.


Saint Mutien-Marie, religieux (1841-1917)

Né à Mellet, dans le Hainaut belge, il entra à 15 ans chez les Frères des Ecoles chrétiennes. À cause de son manque d'aptitude pour le métier d'enseignant, il faillit être renvoyé de sa congrégation. Pendant près de soixante ans, il remplit les charges les plus humbles et les plus pénibles dans le collège de Malonne, à proximité de Namur, où il devint réputé pour sa vie de prière intense et par sa régularité. Il est surnommé l'apôtre de l'Ave Maria. Canonisé par Jean Paul II en 1989.


le Bienheureux Gérard, cistercien (en 1138)

Deuxième frère de saint Bernard de Clairvaux et son préféré. Soldat, il n'était pas du groupe des trente qui accompagna Bernard à Cîteaux. Blessé dans un combat, il se découvrit une vocation monastique. Entré à Cîteaux, il suivit son frère à Clairvaux, où il se distingua comme cellérier. A sa mort, saint Bernard le pleura beaucoup.